Et voilà, comme mon séjour tire à priori à sa fin, je crois
qu’il était important de souligner les différences culturelles entre français
(européens en fait) et australiens. Tout ces petits trucs qui vont me manquer.
Ou pas.
La nourriture
Bon commence par le plus important, la bouffe. La baguette
fraîche, on oublie. Enfin pas exactement, il manque juste le mot ‘bonne’ dans
la phrase précédente. Outre le fait que les fast food sont des restaurants,
même dans ces derniers, il y a des différences…
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Ils ont Burger King. Et un double whooooooopper, ça
prend tous les burgers de la planète et les massacre un par un.
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Ca s’appelle Hungry Jacks en Australie. C’est le même
logo que Burger King, les mêmes recettes, le même concept. Mais ils n’ont pas
eu le droit d’utiliser le nom ‘normal’ parce que quelqu’un avait déjà déposé la
licence…
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Ils mettent de la betterave (!!!) dans les burgers. Et
puis des œufs et du bacon aussi. Sinon, il y a le classique Bacon Lettuce
Tomato.
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D’ailleurs, le burger, tu le trouves partout. Un petit
restaurant pour le déjeuner, il a ses burgers. C’est un peu la spécialité
locale.
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Ils ont des barbecues partout. C’est gratuit, ils
viennent même les nettoyer pour toi. Donc c’est une invitation à aller manger
dans les parcs, et il est usuel de voir des familles passer leur dimanche
après-midi autour du barbecue avec quelques bières.
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En fait, la principale caractéristique de la cuisine,
c’est que tout est sucré. Même la moutarde. Heureusement qu’il y a quand même
de la Maille
importée de France, avec le petit drapeau français sur l’étiquette.
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Ils mangent de l’avocat à toutes les sauces et à fortes
doses.
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Meat pies et sausages rolls. Vegemite. Ceux qui savent
savent, les autres estimez-vous heureux.
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Heureusement, il y a les Tim Tam. Et les plaquettes de
Cadbury de 250g. Le garlic bread aussi.
Les sorties
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L’alcool ne s’achète pas au supermarché mais dans des
bottle shops.
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La bière est la boisson nationale.
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D’ailleurs, ils la servent au jug. Oublié le demi. La
pinte, trop petit. Alors on va prendre un jug (1125mL), et on partage. Bon
concept, c’est moins grand et plus transportable qu’une girafe et c’est
convivial.
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Elle coûté très chère dans les bottle shops (un carton
de 30, c’est au minimum 30$, 20€), mais comme l’alcool en général. Par contre,
dans les bars, elle est donnée (jusqu’à 6$ le jug). Si c’est pas une incitation
à sortir ça, je ne sais pas ce qu’il faut faire. Ah si, des contrôles
alcoolémies les soirs de week end…
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En parlant de bières, ils n’en ont pas de bonnes. Enfin
de base (Tooheys, XXXX, VB, Cooper Pale Ale). C’est fade, ça goûte rien. Mais
ça remplit son principal rôle, rafraîchir. Il y a quand même quelques
importations de Tasmanie qui valent le détour. Et j’aime bien la
Beez Neez (http://www.tastebeer.com.au/beer/44).
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Oublie tes clichés, la Fosters, c’est juste pour
l’exportation.
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La culture du goon.
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Les gros concerts, du moins à Brisbane, se font assis.
Génial :-s.
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La sécurité dans les bars et boîte est très (très très)
présente.
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On te demande systématiquement ta carte d’identité pour
rentrer dans un bar.
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Les tongs et shorts sont la plupart du temps interdits.
C’est un comble quand même (voir plus loin) !
Les indigènes
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Le truc le plus marquant, c’est le décalage horaire.
Les australiens font tout en avance. Le dîner, c’est à 5-6h ! Une fête, ça
commence à 8h. Et des fois, ça finit à 1h !
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Ils n’ont pas compris que c’était mieux d’avoir la
lumière le soir. Alors leur système horaire est tout pourri, avec l’aube qui
commence à 4h en été. Et la nuit qui arrive à 7h. Alors que si on décale tout
ça d’une ou deux heures, on pourrait faire des barbecues plus tard le soir.
Remarque, ils s’en foutent, ils mangent à 6h.
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Ils roulent à gauche aussi. C’est dangereux les
premiers jours, surtout quand on est piéton.
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Plutôt sportif les bougres. Voir des gens courir/faire
du vélo/pagayer sur la rivière à 5h du matin un dimanche en automne, même en
hiver, c’est normal. En fait, ils ont un style de vie similaire à l’Amérique du
Nord, mais ils sont généralement (bien) moins gros.
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Ca fait cliché, mais c’est quand même des grosses
baraques. Surtout le torse. Mais bon, ça s’explique facilement : ils
aiment bien les protéines, celle qui s’achètent en poudre dans des gros
conteneurs de 5 kilos…
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C’est pas des stressés de la vie. Demande à Guillaume
et Valérie, qui ont perdu une journée dans l’aéroport de Brisbane pour
défaillance d’avion, et qui se sont vu répondre que de toute façon, ils
allaient bien finir par y arriver à Melbourne, alors, hein, pas de quoi
s’énerver. Même si la compagnie ne te donne rien…
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Blond est la couleur de cheveux. Même peroxydé. J’ai
regretté de ne pas voir mon appareil photo hier. Dans le bus, environ 15
personnes. Dont un groupe d’une dizaine de filles toutes blondes. So
cliché !
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La classe, ils ne l’ont pas. Mais vraiment pas du tout.
Que ce soit au niveau vestimentaire (ah la ceinture juste en dessous des siens
sur un sac à patate) ou pour les rôts qu’ils lâchent à tout bout de champ, y’ a
des progrès à faire.
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D’ailleurs, le style ici, c’est short jusqu’à au milieu
du tibia, tongs et t-shirt. Dur de vivre au soleil.
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Ce sont les plus gros pollueurs de la planète. Et oui,
les émissions de CO2 par personne, c’est en Australie qu’elles sont le plus
élevées. C’est seul pays développé avec les USA qui n’a pas signé Kyoto. C’est
possible que ça change au cours des élections fédérales de fin novembre. En
tout cas, ils commencent à parler d’environnement. Et ça pourrait bien coûter
son siège à Howard, qui n’a rien fait en 10 ans de pouvoir.
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Tiens en parlant politique, ça marche un peu comme aux
USA. 2 gros partis (Liberal et Labour), et plein de petit partis. Et comme ils
aiment bien suivre l’exemple du grand frère américain, ça tire dans les mêmes
couleurs (bleu très foncé et bleu clair orangé).
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Ils pratiquent l’immigration choisie. Sans diplôme ou
formation très demandé, pas d’entrée sur le territoire. Les entreprises, quand
elles sponsorisent un étranger, sont tenues de prouver que leurs besoins ne
peuvent pas être satisfait avec un local.
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Ils refusent d’utiliser le nucléaire alors qu’ils ont
plein d’uranium.
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Ils ont un système de santé. Pas très bon, mais c’est
déjà ça.
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Pas sûr que ça vaille la peine de parler de la gestion
des problèmes avec les aborigènes, c’est assez pitoyable. On a l’impression que
certains les considèrent comme une ‘sous race’. Il y a quand même quelques
progrès parmi les décisions prises, mais bon pas au niveau du racisme.
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Ils sont bien disciplinés, des vrais petits soldats.
Tout le monde en ligne pour prendre le bus, pas de bousculade.
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Ils sont sympas quand même, ils viennent t’aider quand
ils voient que tu galères dans la rue. Et ils t’appellent mate, ça cahnge du
dude canadien.
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C’est une société multiculturelle. Le pays avec le plus
d’étrangers au monde.
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Ils travaillent le dimanche. Et dans certains états,
les supermarchés sont même ouverts 24/24.
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Ils parlent une langue bizarre. Parfois avec un accent
plutôt compliqué. Ils aiment bien avoir des diminutifs (barbie for BBQ). Et
puis ils utilisent plein de mots qui sont pas dans l’anglais normal :
‘ute’ pour ‘pick up’ (la voiture), ‘thongs’ pour ‘flip flop’ (attention, sens
caché)
Inclassables
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En Australie, être étudiant dans un état ne te donne
pas les réductions étudiantes dans les autres. Plus généralement, c’est très
décentralisé, avec un gouvernement pour chaque état, et un gouvernement fédéral
pour chapeauter tout ça. Un peu ce qu’on veut faire avec l’UE. Un exemple,
c’est le changement horaire, qui n’a pas lieu dans tous les états. Donc la
moitié de l’année, il n’y a pas de différence horaire entre Brisbane et Sydney,
l’autre moitié une heure.
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Au supermarché, on te met tes courses dans ton sac. Et
comme partout, on te demande comment ça va quand tu arrives. C’est assez déstabilisant
(‘D’où tu me connais ?’) mais on s’y fait.
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On te propose même de te donner du cash quand tu payes.
Plus besoin d’aller au distributeur.
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D’ailleurs, ici, les cartes de base ne sont pas les
cartes de crédit mais les cartes de débit. Pas pratique pour acheter sur
internet.
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On n’a pas le droit, mais les gens se baladent avec
leurs courses dans leur chariot jusqu’à la maison. Il y a même le camion
ramasseur de chariot qui passe dans les rues. C’est peut-être pour ça qu’on a
mis un système de jeton en France…
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C’est facile de faire plein de choses. Trouver un
appart, faisable en une semaine. Sans avoir à montrer 8 fiches de salaire
fournir 15 mois de caution. D’ailleurs, au moins dans le Queensland, la caution
est détenue par un organisme indépendant. Pareil, pour un boulot, c’est pas
compliqué.
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En général, c’est quand même très peu cher. Un gros 30%
moins cher par rapport à l’Europe. Les prix ont quand même augmentés légèrement
depuis que je suis arrivé. Mais les salaires sont hauts (10€/h). Après, il y a
des services ‘non compris’ (éducation, santé en partie).
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Les rues ne sont souvent pas éclairées dans les
quartiers résidentiels. D’ailleurs parfois, il n’y a même pas de trottoir.
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Les caméras de surveillance. Heureusement que notre
ministre de l’intérieur veut en mettre autant en France, j’avais peur que tous
nos faits et gestes ne soient plus surveillés…
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Les flics sont cool. C’est pas la BAC quoi. Y’a même moyen de
faire des blagues avec eux. Par contre, ils sont pas aimés.
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Les parapluies, ça sert à se protéger des oiseaux. Et
oui, ici, ils attaquent. Surtout les petits gris avec les yeux cernés de
jaunes. Et puis ça sert aussi à se protéger du soleil. Enfin bon, c’est surtout
les asiatiques qui les usent.
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D’ailleurs, j’ai pas trop parler des animaux, mais il y
en a des bien gratinés par ici. Outre le kangourou, le koala, il y a le wombat.
Pour le coup, celui-là, il sert à rien.
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En Australie, on s’habitue à vivre avec des bestioles.
Araignées notamment.
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Même s’ils sont méchants. Par exemple, la Sydney funny web, la red
back. Il y a des requins dans la mer. Des crocodiles dans certains endroits. Et
8 des 10 serpents les plus dangereux au monde sont en Australie.