Après avoir profité un peu plus de Singapour que la première
fois, l’étape suivante s’appelle la Thaïlande.
Et plus exactement Bangkok. Enfin, de son vrai nom Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya
Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon
Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit. Ca sonne exotique non ? En tout cas, c'est le plus long au monde, et c’est vrai que des 4 pays dans ce coin, c’est
certainement celui qui m’attire le moins à priori. J’ai rencontré tellement de
backpackers au cours de la dernière année qui ont fait cette route (Australie,
Nouvelle Zélande et enfin Thaïlande sur la route de l’Europe) que s’en est
presque cliché. Et puis la réputation de tourisme sexuel, ça refroidit, parce que croiser des gros allemands avec des fillettes, non merci. C’est donc presque à reculons que j’ai dit à Andi qu’on le récupérait
ici. Merci les clichés. C’est peut-être pour ça que je traînais des pieds à l’aéroport. Et qu’on
se retrouve encore les derniers à embarquer. Enfin bon, un peu de décalage
horaire et un changement de monnaie plus tard, sans oublier l’achat de ricard,
on se retrouve un peu plus tard à Bangkok.
Premier épisode marquant dès la sortie de l’aéroport avec le
taxi, à 2h du mat. Amaury (le français de Singapour qui nous a hébergé) nous
avait indiqué le prix normal pour un transfert. On négocie avec un rabatteur,
qui finit par nous trouver un taxi pour le prix qu’on veut. Il faut rediscuter
avec le chauffeur, pas content du prix qu’on a négocié, il commence à engueuler
le rabatteur. Et bien pour la peine, ce dernier lui a collé une tarte. Bon, on
s’en va quand même. Et la découverte de la conduite dans la ville fut rude !
Une course de 20 minutes pour aller à Bamglamphu (le quartier des backpackers et la Khao San Road),
sachant qu’il aurait pu nous déposer n’importe où, vu notre connaissance de la
ville. Outre cette inquiétude, il faisait environ du +50 sur tous les panneaux,
sans ceinture. Il nous a grillé 5 feux rouges. Et pris un rond point à
contresens en klaxonnant les voitures qui ne le laissait pas passer. On est
arrivé à Bamglamphu soulagés !
Pour la première journée, on n’a rien fait, si ce n’est retrouvé
Arnaud et son frère avant qu’ils ne partent vers le nord. En gros, on a marché
un peu dans Bamglamphu, avant de partir retrouver Songwoot, notre hôte pour les
deux prochaines soirées (en fait le double), un Thaïlandais qui a voyagé
un peu partout trouvé avec couchsurfing. Pour ceux qui n’ont jamais testé le
tuk tuk (après maintes négociations, les chauffeurs étant certainement les plus
gros arnaqueurs possibles) dans la nuit sur les autoroutes de Bangkok, je ne
recommande pas. Et oui, Bangkok est très polluée, et passer 1h sur un périph n’est
pas bon pour les bronches… En plus, je suis sûr que ça coûte moins cher de
prendre un taxi (ne pas négocier la course mais demander le ‘meter’).
Songwoot nous a donné plein de lieux à aller voir, sans
forcément les touristes qui vont avec. Bien appréciable, on a pu avoir un joli
aperçu de la ville et ses environs, surtout la balade en bateau jusqu'au centre ville). Au final, c’est sûr, ce n’est pas toujours
très propre, ça ne sent pas toujours très bon, il y a beaucoup de chiens
errants (et certains avec la rage) dans les rues, les scooters slaloment dans
des passages déjà trop petits pour les simples piétons, tous les magasins ne
vendent que des faux mais c’est une ville que j’aime bien. Tellement plus
vivant que Singapour, même si les métros se ressemblent (Bangkok, sans les vidéos alarmistes), ainsi que certains centres commerciaux (MBK par exemple). Et on peut manger/dormir/se déplacer/boire vivre pour
rien du tout, enfin c’est pareil dans toutes les parties de Thaïlande qu’on a
faites.