C’est donc la bouche pâteuse qu’on s’est levé pour aller au
deuxième briefing, cette fois sur la sécurité. On a compris, faut pas faire n’importe
quoi, même c’est une aire de jeux géante, c’est dangereux. Je sais pas s’il
disait pour nous faire peur ou si c’est vrai, mais il paraîtrait que c’est l’endroit
le plus dangereux pour les backpackers en Australie. Bon ben les trois
conducteurs que nous sommes feront attention. Et déjà avec Julien on va peut être
pas commencé par conduire…
Ensuite présentation de la bête, un Landcruiser pour 6, avec
250000 kilomètres au compteur. La veille, le français nous avait dit que les
4WD étaient pourris, il y en a un qui n’est pas rentré la semaine d’avant à
cause du câble d’accélérateur. Le nôtre a l’air plutôt correct, même si la boîte
fait un peu de bruit au démarrage.
Direction donc Fraser Island, la plus grande île de sable du
monde, classée au patrimoine de l’humanité. 120 kilomètres par 15 quand même,
avec que du sable. Soit disant qu’il y en a plus que dans le Sahara. Mouais. En
tout cas, il y a de la rainforest au milieu de l’île, et c’est vraiment sympa
de se balader en 4WD, ça bouge dans tout les sens. La meilleure place, c’est
celle du conducteur, c’est celui qui se fait le moins secouer. Parce que les
autres, ils souffrent… Et puis c’est quand même bien marrant à conduire. Premier
stop au lac Mc Kenzie, sable blanc, eau colorée, ciel bleu, des conditions
idéales pour aller voir une des plus belles plages au monde. L’eau est
tellement pure qu’on peut boire en nageant. En fait, c’est plus technique que
ça en a l’air, le corps il veut pas boire et nager en même temps, il faut de l’entraînement.
En fait, la mer est déconseillée, il y a des requins taureaux de 6 mètres qui
se promènent, donc il faut se contenter des lacs.
Après avoir mangé, on a continué pour arriver sur la plage,
longue de 70 ou 80 kilomètres. Et on a croisé notre premier dingo, blessé. C’est
quand même acthement rachitique ces trucs, on dirait un chien de taille moyenne
qu’on a oublié de nourrir. Tu m’étonnes qu’ils puissent être dangereux pour les
humains. D’ailleurs il y a quelques années ils ont tué un petit de 8 ans, avant
de voir leur population divisée par deux. Ca roule quand même super bien, apparemment
il peut y avoir jusqu’à 2000 voitures sur l’île. En tout cas, c’est facile d’aller
à 100, le seul truc c’est que la route, elle change selon les marées, et qu’il
y a des jumps qu’on ne voit pas toujours… On s’est arrêté à l’épave du Maheno,
un bateau supposé avoir été l’un des plus grands au monde, jusque quelques
années avant le Titanic. Mouais. Il semble bien court quand même. Après une
pause Tim Tam bien méritée, on a fini par rentrer à notre camp, aborigène. Et
avec Julien, on a donné une petite leçon de conduite aux deux frangins. Pas mal
de conduire pour la première fois sur une autoroute de sable avec un 4WD, n’est-ce
pas Olivier ? Le lendemain, on a continué sur Eli Creek, un truc à éviter
en 4WD, ça peut débiter jusqu’à 7m3/sec ! Et là, c’est le
drame. Notre anglaise conductrice n’avait jamais conduit une manuelle, juste
des automatiques. Ce qui n’est pas trop grave, suffit de le dire. Ce qu’elle n’a
pas fait. Elle a donc tout simplement grillé l’embrayage !
On a quand même réussi à continuer un peu, à 3500 tour/min
en cinquième, on arrivait quand même à atteindre le 50… Pinnacles, Indian
Heads, Champagne Pools, on a pu faire ça avant de rejoindre notre camp et d’appeler
le réparateur. Qui nous demande si notre voiture peut toujours avancer si on
enclenche la première, ce qui est le cas. Il nous donne donc rendez-vous à 30 kilomètres
(oui oui, rouler sur du sable avec l’embrayage pourri ne semble pas le
tracasser).
Here are
some pictures of our trip on Fraser
Island, before the English
girl who was driving as well broke the clutch. Oops. It was really cool, but a
little bit freezing at night. And maybe too sandy as well. We are sleeping in
an aboriginal camp, and it was really cool to meet some, even if they were
doing for money. The contrast between the rainforest and the beach is quite
impressive, but once again, this is not wild enough, and it must be packed
during summer. Anyway, that a good sandpit for both children and parents, and a least we had plenty of fun :-).