Premier stop sur la route du Nord (enfin d’Exmout), ce sera
Kalbarri. Découverte du racket organisé, où comment dépouiller les pauvres
backpackers. Une seule auberge, donc monopole, 25$ la nuit pour un dortoir, 4$
pour une machine à laver et 6$ de l’heure pour internet…
Enfin bon, ce n’est pas ce que je retiendrai de Kalbarri, ce
sera plutôt ma journée marathon, 50km dans une journée, entre vélo et marche à
pied avec le vtt sur le dos. Et aussi un seul litre d’eau en plein soleil pour
8h. Plutôt intense comme journée, heureusement qu’il n’a pas fait trop chaud (31°C), parce qu’après cet
effort, j’avais quand même un petit début d’insolation… Et j’ai finalement bien
fait de ne partir avec Jakob le danois, je crois que le tour n’aurait pu être
complet, et puis je n’avait pas envie de me traîner quelqu’un toute la journée.
Et puis au moins, comme ça, il savait où j’allais, parce qu’on ne pouvait pas
trop compter sur la couverture réseau (cette dernière remarque est d’ailleurs
valable pour tout le Western Australia) ni sur la population (pas croisé une
seule personne de la journée). Mais j’ai vu ce que je m’étais fixé (à part les
dauphins, mais c’est plutôt difficile de leur passer un coup de téléphone pour
qu’ils soient présents…), c’était plutôt sympa. Mais la prochaine fois, je
prendrai un peu plus d’eau…
Autrement le reste du séjour était plus paisible, avec soirées
barbecues sur la plage avec des allemandes, une canadienne et un danois. Et les
discussions qui vont avec :
« - T’as vu, il y a des bestioles dans la rivière ?
- Ben non, je me suis baigné aujourd’hui, c’était cool
- Pourtant il y a des méduses, regarde, blue bottle, c’est
marqué sur le panneau à l’arrache
- Ah ouais, c’est dangereux ça ?
- Yep
- Dangereux comment ?
- Mortel
- Cool »
Bon en fait, non, enfin dans très peu de cas, mais ça cause
des douleurs plutôt désagréables. Le reste des photos provient toujours du
Kalbarri National Park, mais d’une autre partie. Impressionnant le silence (si
on excepte les mouches) et la chaleur qu’il peut faire. Et de prendre une piste
défoncée avec un bus à 90km/h. Mais c’est agréable de se baigner dans les
gorges à 9h le matin, de n’avoir personne autour.