Après avoir pris un gargantuesque
petit dèj (all that you can eat), j’ai récupéré la voiture. Et quelle
voiture : nissan sunny 1996, 144000km (bien peu pour une voiture de cet
âge), toutes options, et manuelle. J’appréhendais un peu le levier de vitesses
du mauvais côté, mais ça passera sans doute mieux la montagne. Et on a aussi le
droit à la cassette adaptatrice, parce que cette compagnie, en plus d’offrir
des prix défiant tout concurrence, propose de voyager gratuitement en
musique ! Je me demande quand même pourquoi ils confient de telles
voitures à des backpacks, qui sont par nature plutôt jeunes, donc sans
forcément énormément d’expérience. En plus, l’ukrainien au comptoir est super
sympa, où est l’arnaque ?
Les anglais
sont quand même des gens bizarres. Ils ne font rien comme tout le monde, il
faut qu’ils roulent à gauche, avec conduite à droite. Seulement, ils sont même
pas capables de tout inverser, les pédales sont les mêmes, par contre au niveau
des mains, tout est inversé. Au final, je n’ai même pas ouvert une fenêtre à la
place de passer la première, c’est plus facile que les clignotants… Direction
Litteltown, lieu de débarquement historique des premiers colons fondateurs de
Christchurch en 1850 et aujourd’hui plus grand port de l’île du sud. Pas
grand-chose à voir en fait, à part le monumental tunnel de 4km, superbe
ouvrage. Mais il m’a fait loupé la montagne avec vue sur la ville. Donc chemin
inverse pour prendre la summit road, c’est tout simplement magnifique.
Christchurch est vraiment situé entre mer et montagne, avec des pâturages tout
autour. J’ai aussi vu le premier mouton néo-zélandais, premier d’une longue
série… Arrêt toutes les 200 mètres, à chaque fois il y avait un coin encore
plus sympa que les précédents. Ce qui fait que je suis parti à la bourre (très)
pour rejoindre Akaroa, ma destination finale pour cette journée.
Voyage
express, avec quelques dépassements des limites, mais je ne voulais absolument
pas louper le départ du bateau. Entrée donc sur la péninsule banks, formée par
deux éruptions volcaniques. Pas trop eu le temps d’observer, c’était plutôt
mode rallye. Dommage, c’était la semaine dernière, j’aurai sans doute fait un
bon chrono. Ca m’apprendra à pas regarder ma montrer et à croire que tout est
relié par des autoroutes…
Arrivée à
Akaroa en panique, pile à l’heure néanmoins pour le départ du bateau. Et oui,
ça fait un rêve en moins sur la liste, barré rayé, nager avec les dauphins,
c’est fait. Et pas n’importe lesquels, les dauphins de Nouvelle-Zélande (Hector,
petit, entre 1.2 et 1.4m adulte, ailerons noirs, corps gris et ventre blanc). Soleil
radieux, et température aquatique assez frisquette (12°C), heureusement qu’on
avait des grosses combis parce qu’on y est resté quand même presque une heure.
Après avoir repéré les dauphins (sauvages), on est 10 à partir à l’eau. Les dauphins
s’approchent, en groupe ou seul, et nagent entre le groupe. Parce que nous, on
ne peut pas bouger avec ces combis et le froid. Au lieu de nager entre les
dauphins, c’est l’inverse. Et pas le droit de les toucher, leur peau est trop
fragile. De toute façon, ils vont trop vite. Ce qui est dommage, c’est que la
visibilité soit si mauvaise, on ne voyait rien au-delà de 30cm. Au final, un
peu déçu par cette expérience, trop d’attentes certainement. Il n’y a pas
d’interactions, le dauphin s’amuse plus que le nageur, qui attend patiemment
dans une eau glacée qu’il veuille bien s’approcher, guidé par les cris de la
guide hystérique (wonderful, waoohooo). Par contre, on a aussi eu le droit à la
visite d’un phoque, intrigué par notre présence, elle est revenue plusieurs
fois. C’est joueur ces petites bêtes.
Sinon,
Akaroa est un petit village qui se veut provençal, et qui aurait pu devenir une
colonie française. Mais les anglais ne l’entendaient pas de cette oreille, et
ont fait valoir leur traité. Plein de noms français, mais pas un seul habitant
qui parle notre langue ! Et la vue est absolument magnifique sur le lac et
les collines volcaniques. C’est sublime, calme, magique. Et bourré de moutons,
on est en Nouvelle-Zélande quand même. Pour ceux qui veulent méditer sur le
sens de la vie, c’est clairement l’endroit idéal, pas un bruit, pas de passage,
juste du vert et du bleu turquoise. Pour le moment, le temps est génial, c’est
peut-être dû au nom de la voiture, espérons que ça va continuer.
Ce soir,
c’est backpack ‘le bon bays’, absolument génial, c’est très chalet. Le dortoir
est à l’étage, sous les toits, le petit dèj est inclus (avec du pain maison),
et c’est pas cher. Bonne ambiance, 3 israéliens, un hollandais, 3 françaises,
une anglaise, une néo-zélandaise, une japonaise, une thaïlandaise, excellent
mix culturel. Et le proprio fait à manger tous les soirs, un menu plus que
complet (5-6 plats) pour 12$, en plus de proposer des tours en bateaux pour
aller voir les animaux. Certainement mieux que le tour que j’ai pris (et pour
moins cher), tant pis.
Gaëtan
Hello,
So now, I’ve got the car, and it’s a pretty one,
all equipped and manual… And not that old, in good shape, for that rate it’s
quite awesome. And a pleasure to drive on the sloppy roads of the
sheeps’country. They are all around that’s impressive and the only stuff you
hear when you are lost in the middle of nowhere.
To have a view on Christchurch, there is a lovely road, full of
turns, hills and so on. A road you would expect in mountains, not so close to
the sea. But the view is awesome, the weather was good and sunny (like the car)
and the city in between sea and snowy mountains. Surf in summer, ski in winter,
what else can be expected? Stopping every 200 meters, to take
pictures, I was in hurry to reach Akaroa. So I had to drive like if I was in
rally, my boat wouldn’t wait for me. I was however just in time to wear my
wetsuit and to go swim with the New
Zealand’s dolphins (Hector). It’s nice, but
I wanted more. In fact, the water is really cold, even with the suit (12°C), and the dolphins are
just passing next to you, without stopping. But we also had the visit of a
seal, and this animal is really funny.
After that, a walk in Akaroa and its
surroundings, to see a little part of French culture. It could have become a
French colony without an English treaty, and the town is quite proud of it,
with a lot of shops, French flags and so on. But nobody is speaking French,
strange attitude… And there is a really good backpacker, where the host is
cooking every night and doing boat tour when guests want.
Gaëtan