Après une nuit passée dans un camp aborigène, à Wallace Rock
Hole, la grosse question du jour est de savoir si on prend la piste ou pas. La
fameuse Meereenie Loop Road, qui permet de couper directement jusqu’à Watarrka
(Kings Canyon), sans avoir à repasser par Alice Springs et faire le détour par
la route bitumée. Ce qui permet d’éviter un bon 600 kilomètres.
On avait décidé dans le programme de réserver cette journée
pour atteindre Watarrka, par la route (ce qui prendrait bien 6 heures), ou par
la piste (en 3h30, sans compter les imprévus). Parce que mine de rien, il y a
plus de chance de crever sur une route défoncée que sur du bitume…
Ce qui nous a fait longuement hésité, c’est que la vieille
on a déjà pris la Namatjira Drive
et une partie de la Larapinta Drive,
elles aussi non goudronnée. Et c’était déjà pas du gateau. La Meereenie Loop est réputé plus
dure, est-ce que notre voiture tiendra pour le double de distance? Par
moments, elle est faisable par des véhicules conventionnels solides (d’après le
Lonely Planet), le tout c’est de savoir tout d’abord si notre voiture est
solide, et si on tombe dans un bon moment. Et il faut pas qu’on est de
problèmes, parce qu’on est pas assuré. En plus, il y a toujours l’obstacle du
permis, il est possible qu’ils nous refusent l’accès… Finalement, on a décidé
de le tenter quand même. Pas de soucis pour obtenir le permis à la station
service d’Hermannsburg. Et on a eu bien raison, outre le gain de temps, c’est
marrant de rouler sur de la tôle ondulée à 80-100 km/h. En fait, il faut
rouler relativement vite pour « voler » au dessus des bosses, sachant
que notre voiture rentre en vibrations auto-entretenues autour de 45 km/h. Il faut donc être
au dessus ou en dessus, surtout pas autour de cette valeur. Au-dessus de 60, on
sent moins les vibrations. Mais il ne faut pas qu’y ait un nid de poule…
Ca demande beaucoup de concentration, mais on a vu des
supers paysages, des chameaux sauvages, et puis on s’est bien marré, même si
par moment on croyait que le tableau de bord allait se désintégrer et nous
rester entre les mains ! Au final, on l’a trouvé moins dure que les deux
qu’on avait fait la veille et le matin, ça passe tout seul, et en prenant notre
temps, on l’a fait en 2h30 ! Donc rien à faire de l’après midi, le premier
depuis le début du trip un peu plus cool… Ca fait du bien aussi, avant de faire
une soirée avec des motards tasmaniens et d’autres gens qui avaient la piste en
4WD. Et qui avaient crevé. Comme quoi on a aussi été chanceux ! Outre la
crasse sur la voiture, à nettoyer avant de la rendre, le seul dégât majeur a
été la bouteille de Bundaberg, paix à son âme, qui s’est ouverte dans le
coffre. Qui a donc senti le rhum pendant le reste du voyage.
Besides a
lot of interrogations, we finally decided to try to go on different tracks. Even
if it totally forbidden by our rental company, even if we didn’t have a car set
up for that kind of dirt roads, even if they could refuse to give us the permit
to access the road. It wasn’t that easy, but eventually we did it, and we found
that the tracks we did on the previous day (Larapinta Drive and Namatjira Drive) were much harder than
the famous Meereenie Loop Road.
It was so easy, even it needs a lot of concentration, that we did it under the
recommended time while taking our time! It allowed us to have the first
relaxing afternoon in a long time, in fact since we left Brisbane. But we also were lucky, as we met
some people who did the same and had to change their tyres on the 4WD, whereas
we didn’t get any major problems, besides of the dirt and the open bottle of
Bundaberg in the boot. Nice smell for the rest of the trip anyway!